DÉFINITION

    • Dépression


La dépression chez l’enfant peut être la cause d’un malaise ou de graves difficultés à l’école.

 

Les signes de la dépression chez l’enfant sont variés : troubles de l'humeur, auto-dépréciation, troubles du sommeil, modification des performances scolaires, changement d'attitude à l'école, diminution de la socialisation et isolement, plaintes somatiques, perte de l'énergie habituelle, modification de l'appétit ou du poids... Mais l'enfant peut aussi manifester sa dépression d'une façon qui va sembler paradoxale : il devient irritable, excité, s'épuise dans une activité stérile, se met en colère.

La dépression passe souvent inaperçue :
D'un comportement d'opposition à une auto dévalorisation, renforcée parfois par la réaction familiale, se créé un cercle vicieux où la dépression s'aggrave, sans être reconnue ni même suspectée.
Devant un changement de comportement d'un enfant ou d'un adolescent qui ne s'explique pas légitimement par un événement familial, social ou personnel, si ce changement dure et s'il y a une souffrance, il faut consulter.

C'est dans ses difficultés avec l'école que les changements de comportement de l'enfant doivent attirer l'attention de sa famille et des enseignants. Un enfant qui a du mal à se concentrer va souvent réagir en évitant ou en refusant de travailler, à moins qu'il ne s'y obstine de longues heures sans résultat. Dans les deux cas, on aboutit à un échec scolaire. Un bilan complet permet souvent de déterminer la cause première des difficultés à l’école, trouble instrumental ou souffrance psychologique, qui finissent par être intimement mêlées.

Une prise en charge thérapeutique sera nécessaire, individuelle ou familiale, adaptée à l’âge de l’enfant et, dans certains cas sévères, un traitement médicamenteux pourra être prescrit par un psychiatre. 

 

BIBLIOGRAPHIE

Aider l’enfant dépressifMartha Underwood Barnard – Editions de l’homme

 

Aidez votre enfant à vaincre la tristesse ou la dépression Sara Hamil – Editions Broquet

 

Pour aider votre enfant à retrouver le sourire Luis Vera – Odile Jacob

 

Mon enfant est triste - Luis Vera – Odile Jacob

 

 

 

TÉMOIGNAGES

    3 ou 4 « cas » emblématiques avec les prises en charge proposées


    • Cas 1


Nicolas est un jeune garçon de 8 ans qui nous est adressé par un pédopsychiatre. Il présente une hyperactivité motrice, des difficultés de concentration en classe qui gênent les apprentissages, il est volontiers opposant à la maison où les interactions avec sa jeune sœur sont souvent conflictuelles.
Un TDAH est suspecté et un bilan envisagé.
Ses résultats au WISC montrent une intelligence au-dessus de la norme, mais un profil hétérogène où l’échelle de Mémoire de Travail est comparativement moins bien réussie, ce qui pourrait laisser supposer un trouble attentionnel. Les résultats de Nicolas au test de la TEA-Ch (Test spécifique de l’attention) ne permettent cependant pas de conclure à un trouble majeur de l’attention .
L’observation clinique pendant la passation, et le fait que l’échelle de Mémoire de Travail soit sensible aux affects anxieux ou dépressifs (lorsque l’on est préoccupé ou angoissé, la mobilisation des ressources attentionnelles est plus difficile) nous a conduit à faire passer des échelles d’auto-évaluation de l’anxiété et de la dépression ainsi qu’un Rorschach (test projectif). Au vu de ces derniers résultats il semblerait que Nicolas puisse être en proie à des sentiments de tristesse, et à une certaine anxiété plutôt liée à une inquiétude générale, une hyper sensibilité, une peur diffuse, et une difficulté à exprimer ses sentiments.
Nous avons donc pensé que l’agitation de Nicolas et son attitude de provocation étaient plutôt les signes d’une dépression (chez l’enfant, c’est souvent le cas ...), et nous avons proposé un suivi thérapeutique, et une guidance parentale pour la maman, seule à élever ses deux enfants.
Au bout de quelques mois, Nicolas ayant pu élaborer et déposer beaucoup de ses inquiétudes et angoisses ayant trait notamment au décès de sa grand-mère survenu l’été précédent, sa tristesse s’est apaisée, sa conduite à la maison s’est tempérée, et les relations à l’école se sont améliorées. La maman de Nicolas, suivi par un autre thérapeute a par ailleurs mis en place des techniques et stratégies pour les devoirs et les comportements de Nicolas (Time timer, tableau à points, temps consacré exclusivement à lui ...).

    • Cas 2 (en cours de rédaction)